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Les nourritures et les boissons d’Oxóssi

Le maïs, les fruits et les nourritures du chasseur

Offrir les ressources de la nature

Oxóssi est associé aux forêts, à la chasse et à l’abondance. Les nourritures qui lui sont présentées évoquent les ressources de la nature et le soutien qu’elles apportent à la vie. Le maïs, les fruits, les haricots et les viandes de chasse prennent ainsi place dans l’hommage rendu au chasseur.

L’axoxô, la quitanda, les épis de maïs cuits ou grillés, le feijão-fradinho et la pamonha de milho verde permettent de découvrir plusieurs de ces préparations. Les boissons les accompagnent : aluá, eau de coco et jus de fruits naturels.

Les recettes et les présentations varient selon les traditions, les lignées et les enseignements reçus. Cette page décrit les préparations retenues ici et leur réalisation culinaire. Les fondements internes et les modalités de consécration restent transmis dans leur cadre religieux.

Le maïs, symbole d’abondance et de prospérité

Le maïs occupe une place importante parmi les nourritures d’Oxóssi. Ses grains et ses épis évoquent l’abondance, la prospérité et la capacité de la terre à nourrir. Leur présence accompagne l’hommage rendu à celui qui recherche et apporte les ressources nécessaires au soutien de la communauté.

Le même aliment se retrouve sous plusieurs formes : grains cuits pour l’axoxô, épis entiers cuits ou grillés, et pâte de maïs frais pour la pamonha.

Les alguidares et le service des plats

Les plats présentés sur cette page sont disposés dans des alguidares, récipients en terre cuite. La quitanda possède son propre récipient : une grande pastèque façonnée en panier, qui accueille les autres fruits.

Les aliments cuits destinés à l’offrande sont présentés après refroidissement. Le service à froid fait partie du soin apporté aux nourritures, comme expliqué dans la page consacrée à la nourriture sacrée.

Dans les préparations retenues ici pour Oxóssi, on n’ajoute pas de miel d’abeille. La mélasse de canne, appelée melado de cana en portugais, peut en revanche être utilisée. L’axoxô est préparé sans arachides.

Pourquoi le miel est écarté : un itan d’Oxóssi

Un itan raconte qu’Oxóssi avait emmené son fils Logun-Edé dans la forêt pour lui apprendre à chasser. Pendant une pause, le jeune garçon s’installa au pied d’un arbre. Oxóssi aperçut un oiseau dans les branches et décocha une flèche. Celle-ci atteignit aussi une ruche, qui tomba près de l’enfant.

Les abeilles s’attaquèrent à Logun-Edé. En se précipitant pour le dégager, Oxóssi fut également piqué. Il réussit à éloigner son fils, mais le voyant gravement atteint, il ne savait comment le secourir.

Omulú passa alors dans la forêt et leur vint en aide. Dans cette version du récit, il employa une préparation de canne à sucre et de gingembre pour les soigner. Reconnaissant, Oxóssi lui promit de partager désormais avec lui le gibier de ses chasses.

Le chasseur décida aussi de renoncer au miel : sa présence lui rappellerait la souffrance vécue avec son fils. Cet itan présente ainsi le miel comme une quizila, un interdit rituel pris en compte dans le choix des nourritures offertes à Oxóssi.

La comida seca : une catégorie qui comprend aussi des aliments cuits

L’expression comida seca appartient au vocabulaire de la nourriture rituelle. Elle comprend notamment des préparations de grains, comme le maïs et les haricots, qui peuvent être cuits à l’eau avant leur présentation.

Le mot « sèche » ne signifie donc pas que tous ces aliments doivent être crus ou dépourvus d’eau pendant leur préparation. Les haricots cuits présentés à Oxóssi en donnent un exemple. D’autres Orixás reçoivent également ce genre de plats, comme le maïs blanc pour Iemanjá, selon les usages de la tradition concernée.

Axoxô — maïs cuit et noix de coco

L’axoxô associe des grains de maïs cuits à l’eau et des lamelles de noix de coco. La mélasse de canne peut compléter cette préparation et lui apporter une note douce.

Ingrédients

Préparation

Rincer le maïs et le faire cuire dans l’eau jusqu’à ce que les grains soient tendres. L’égoutter, puis le laisser refroidir. Le disposer dans un alguidar. Si la préparation comporte de la mélasse de canne, en verser sur les grains, puis répartir les lamelles de noix de coco sur le dessus.

Cette présentation ne comporte ni arachides ni miel d’abeille.

Quitanda — le panier de fruits dans la pastèque

La quitanda rassemble des fruits dans une grande pastèque découpée en forme de panier. L’écorce constitue le récipient et son anse ; les fruits sont disposés dans la partie évidée.

Ingrédients et présentation

Préparation

Laver la pastèque et tracer la forme du panier sur son écorce. Découper les parties supérieures de chaque côté en conservant une bande centrale pour former l’anse. Évider délicatement la partie qui accueillera les fruits, en gardant une paroi suffisamment épaisse.

Laver et préparer les autres fruits, puis les disposer à l’intérieur. Leur choix et leur quantité permettent de composer une présentation généreuse, en tenant compte des usages de la tradition concernée.

La pastèque sert elle-même de plat pour cette offrande.

Milho cozido et milho assado — les épis de maïs

Les épis peuvent être présentés sous deux formes : cuits à l’eau ou grillés.

Épis cuits à l’eau

Retirer les feuilles et les filaments, puis laver les épis. Les plonger dans l’eau et les cuire jusqu’à ce que les grains soient tendres. Les égoutter, les laisser refroidir et les disposer dans un alguidar.

Épis grillés

Préparer et nettoyer les épis, puis les faire griller à la braise ou au four en les retournant pour répartir la cuisson. Une fois cuits, les laisser refroidir avant leur présentation dans le plat en terre cuite.

Les épis peuvent être accompagnés de mélasse de canne, selon la préparation retenue. On n’utilise pas de miel d’abeille.

Feijão-fradinho — les haricots cuits à l’eau

Le feijão-fradinho, appelé en français haricot à œil noir ou niébé, peut également prendre place parmi les nourritures présentées à Oxóssi.

Ingrédients

Préparation

Laver les haricots, puis les faire cuire à l’eau jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Après refroidissement, les disposer dans un alguidar en terre cuite.

Ce plat fait partie des préparations que l’on peut désigner comme comida seca, même si les haricots ont été cuits à l’eau.

Pamonha de milho verde — papillotes de maïs frais au coco

La pamonha utilise du maïs frais râpé, mélangé à du coco et du sucre. La pâte est enveloppée dans les feuilles de l’épi, puis cuite à l’eau.

Ingrédients

Préparation

  1. Laver les grandes feuilles intactes et les assouplir une minute dans l’eau bouillante.
  2. Râper le maïs. Tamiser en pressant pour recueillir une crème épaisse, puis mélanger avec le coco, le sucre et le sel.
  3. Superposer deux feuilles pour former une enveloppe. Fermer le bas, ajouter la préparation en gardant un peu d’espace, puis fermer le haut et attacher soigneusement.
  4. Immerger les papillotes dans une nouvelle eau bouillante. Cuire environ trente minutes, jusqu’à ce que la pâte soit ferme.

Égoutter et laisser refroidir, puis présenter les pamonhas dans un alguidar.

Les viandes de chasse rôties

Des plats de viandes issues de la chasse peuvent également être présentés à Oxóssi. Ils rappellent sa relation avec la recherche de nourriture et les ressources de la forêt.

Les viandes sont préparées et rôties selon l’animal et le morceau choisis. Leur cuisson demande une méthode adaptée ; il n’existe donc pas une seule recette valable pour tous ces plats.

La portion destinée à l’offrande est laissée à refroidir, puis disposée dans un alguidar en terre cuite.

L’aluá, l’eau de coco et les jus de fruits

L’aluá au vin doux et au gingembre

Dans la préparation présentée ici, l’aluá réunit du vin doux, du gingembre râpé et du sucre.

Le gingembre est râpé finement, puis incorporé au vin doux avec le sucre. Mélanger pour répartir les ingrédients. Les proportions s’ajustent à la quantité préparée et à la douceur du vin.

L’eau de coco et les jus de fruits naturels

L’eau de coco et les jus de fruits naturels figurent également parmi les boissons qui accompagnent les nourritures d’Oxóssi. Ils prolongent la place donnée aux fruits et aux ressources de la nature dans cet hommage.

L’eau conserve sa place auprès de l’offrande, comme expliqué dans la présentation générale de la nourriture sacrée.

Oxóssi et l’hommage aux Caboclos

Selon les traditions et les usages de la maison, lorsqu’on sert Oxóssi, on sert également les Caboclos. Cet hommage partagé s’inscrit dans leur relation avec les forêts et les ressources de la nature.

Les Caboclos possèdent aussi leurs propres célébrations, organisées à un jour qui leur est spécialement consacré. Leur présence dans l’hommage rendu à Oxóssi s’ajoute ainsi aux occasions qui leur sont dédiées dans la vie du terreiro.

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Les acaçás

Comme les autres Orixás, Oxóssi reçoit également des acaçás parmi ses offrandes. Leur place est expliquée dans la page générale consacrée à la nourriture sacrée.

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